FLEMING – 1 DVD / 1 article avec Cinétrafic

Nouvelle séance de rattrapage grâce au site CINÉTRAFIC et l’opération DVDTRAFIC, avec la mini-série tv FLEMING créée par John Brownlow et DonMacPherson, et réalisée par Mat Whitecross,

L’histoire

En 1939 à Londres, à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale, le jeune Ian Fleming (Dominic Cooper), dandy cynique et dilettante, est recruté par les Services Secrets anglais. Durant cette période dramatique et trouble, ses multiples expériences et sa vie sentimentale tumultueuse lui donneront les bases pour écrire, des années plus tard, CASINO ROYALE, le premier roman de la série des James Bond…

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La critique

FLEMING n’est pas le biopic officiel du créateur de James Bond, ni un docu-fiction de la chaîne Histoire. Cette mini-série de prestige, en 4 parties d’une heure chacune, se veut une interprétation romancée d’une période de la vie de l’écrivain britannique : celle qui l’amena en 1953 à créer le personnage de 007. Il est déjà assez difficile de savoir qui était réellement Ian Fleming, entre les versions « officielles » et celles plus officieuses. On sait aujourd’hui qu’il travailla, durant la seconde Guerre Mondiale, pour les Services Secrets anglais. Et tout le monde – biographes, journalistes et proches – s’accorde pour dire que son expérience lui donna l’inspiration pour écrire la série des Bond.

Là où cela se complique, c’est qu’il n’est pas si simple de savoir si Fleming participa activement à des opérations commandos ou si il resta un bureaucrate classant des dossiers ou rédigeant des rapports. Fiction oblige, la série, produite par la « so british » chaîne tv BBC, doit se voir comme une brillante interprétation de faits réels et romancés. « Quand la légende devient réalité, c’est la légende qu’il faut publier » disait l’un des protagonistes de L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE de John Ford. FLEMING doit être abordé de la sorte. Et les auteurs, durant les génériques d’introduction et de fin, comme tout au long des 4 épisodes, n’hésitent pas à le rappeler.

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Très soignée tant au niveau de l’image que de la reconstitution, FLEMING est une agréable surprise, parsemée de références à l’univers Bondien, littéraire mais aussi cinématographique. Dès les premières scènes sous-marines à la Jamaïque, on replonge (oui, je suis fier de mon jeu de mots…) dans le monde de 007 et l’on prend plaisir à suivre cette fiction teintée de références historiques. Évidemment, cette série s’adresse en priorité aux fans des aventures de l’agent-secret de sa Majesté. Et les connaisseurs s’amuseront à repérer les éléments du décor, les répliques et les personnages évoquant des lieues, personnages et situations entrés dans la Légende.

L’interprétation de qualité est un autre atout de FLEMING, même si le choix de Dominic Cooper (CAPTAIN AMERICA, TAMARA DREWE…) pour incarner l’écrivain peut surprendre au premier abord, tant la ressemblance physique entre l’acteur et son modèle n’est pas flagrante. Cooper tire pourtant son épingle du jeu en prenant le risque d’offrir une vison de Ian Fleming assez antipathique : cynique, macho et dilettante en apparence, le personnage de l’écrivain peut s’avérer très désagréable, et gêner l’implication du spectateur. Même si cette vision s’avère plus inspirée du personnage de 007 que de son créateur. Son jeu grinçant et le rythme de la réalisation permettent d’évacuer ces réticences. Tout comme son duo/duel avec Lara Pulver (MI-5, EDGE OF TOMORROW…), parfaite dans le rôle d’Ann O’Neil, future épouse de l’écrivain et présentée ici comme l’inspiratrice de la Bond Girl sensuelle et manipulatrice type. On pourra juste reprocher à l’actrice de nous resservir une interprétation très proche de celle qui la révéla dans la série SHERLOCK, toute en œillades machiavéliques et rictus de gârce. Les rapports SM de son personnage avec celui de Fleming donnent toutefois du piquant à cette télésuite et on se dit qu’elle ferait une parfaite partenaire de Daniel Craig pour un prochain opus de la série officielle.

Élégante, sexy et sans temps morts, la mini série FLEMING se déguste comme une bonne vodka-martini. Au shaker, pas à la cuiller. Comme un brillant cocktail de fiction et de faits.

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Les bonus de FLEMING :

Assez spartiates, les bonus du DVD s’apparentent à ceux que l’on produisait encore aux débuts du support vidéo il y a 15 ans ! Soit une rapide biographie-texte de Ian Fleming, une bibliographie-texte de l’auteur qui permet de (re)découvrir avec amusement les réinterprétations de titres des premières éditions françaises de la série des James Bond (avec, par exemple, le titre ENTOURLOUPE DANS L’AZIMUT pour la première édition de MOONRAKER en 1955), un mini-quizz sur l’univers de 007 et 4 bandes-annonces de séries/mini-suites produites par la BBC.

FLEMING est sortie le 26 novembre 2014 chez KOBA FILMS

À voir sur CINETRAFIC la fiche du film FLEMING dans les rubriques LES SÉRIES DE QUALITÉ et LANCÉE EN 2014

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. potzina dit :

    J’en avais parlé sur la page de Nio : je n’ai pas accroché avec la série. Je suis d’accord avec toi sur les décors, les clins d’œil aux différents films mais j’ai trouvé l’histoire trop convenue. J’ai eu le sentiment que l’objectif était de savoir s’il allait réussir à conquérir Ann ou pas alors que le secret est éventé depuis le début. Les faits de guerre ne sont là que pour dramatiser l’ensemble mais, au fond, j’ai trouvé qu’il ne se passait pas grand-chose. Et puis, comme tu le mentionnes, j’ai trouvé le Fleming de D. Cooper trop antipathique, j’ai eu du mal à accrocher.
    Enfin, tout ça pour dire que j’avais été assez déçue par cette série. C’est sympathique mais sans plus et assez oubliable. C’est mon ressenti du moins. On ne peut pas toujours être d’accord mon Hugggy 😀

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    1. Je crois que l’on peut accrocher si l’on part du principe qu’il s’agit d’une fiction basée sur des faits réels. Un « what if… ? » qui suppose que le personnage de Bond est le double fantasmé (et meilleur) de Fleming. Ce qui a toujours été sous-entendu dans les bio de Ian Fleming… Comme tu le dis, on ne peut pas toujours être d’accord. Moi ça m’a plu et si toutes les fictions tv françaises pouvaient être de ce calibre… autant rêver 😉

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