X-MEN : APOCALYPSE de Bryan Singer

L’histoire

En 1983, 10 ans après les évènements de DAYS OF FUTURE PAST, les mutants connaissent un certain apaisement. Pendant qu’Erik Lehnsherr / Magnéto (Michael Fassbender) vit des jours paisibles en Pologne, caché de tous, Charles Xavier / Professeur X (James McAvoy) vient de lancer son école pour jeunes mutants. Mais en Egypte, un mutant ancestral du nom d’En Sabah Nur / Apocalypse (Oscar Isaac) s’est réveillé…

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This is the end !

On l’oublie parfois mais le X-MEN de Bryan Singer, sorti en 2000, avait redoré l’image du comics adapté sur grand écran après les incursions moisies de Batman sous la direction de Joel Schumacher. En abordant un genre réputé risqué sous un aspect “réaliste” et sincère, le réalisateur de USUAL SUSPECTS avait brillamment démarré la saga des mutants au cinéma et ouvert la voie au SPIDERMAN de Sam Raimi, au DARK KNIGHT de Christopher Nolan et, d’une certaine façon, à la création de la branche ciné des studios Marvel.

Aujourd’hui, l’avalanche de films de super-héros équivaut hélas à un insupportable gavage d’oies. Et lorsque des échecs artistiques comme AVENGERS 2 ou LES 4 FANTASTIQUES débarquent en salles, les détracteurs de ce cinéma de divertissement se frottent les mains.

Tout est question de qualité et, après BATMAN v SUPERMAN et CAPTAIN AMERICA 3, X-MEN : APOCALYPSE prouve, malgré un rapide enchainement de sorties, qu’un movie-comics peut-être divertissant et réussit.

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D’accord, je suis fan du comics et des films depuis longtemps. Mais puisque certaines évolutions du langage actuel consistent à avouer tout et n’importe quoi (« T’aimes ça toi la quiche lorraine ? » « Ouais, j’avoue ! »), je reconnais qu’une bonne connaissance de la saga des mutants est un atout indéniable pour ne pas se perdre. Comme dans de nombreuses sagas !

X-MEN : APOCALYPSE renvoie à de nombreuses reprises vers les derniers films et aux albums clés des comics, principalement sortis dans les années 70/80. Cet état de fait n’empêche pas d’apprécier ces dernières aventures de Magneto, du Professeur Xavier et des bons et perfides surhumains.

Le film clôt une trilogie entamée avec l’excellent X-MEN : FIRST CLASS et fait un habile lien avec le tout premier film sorti il y a maintenant 16 ans. Une boucle semble ainsi bouclée… même si l’on sait qu’il ne faut jamais dire jamais surtout dans le cinéma d’aujourd’hui !

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Le “bad guy” est ici l’un des atouts principaux d’X-MEN : APOCALYPSE. Le terrifiant En Sabah Nur – incarné par un Oscar Isaac (INSIDE LLEWYN DAVIS, A MOST VIOLENT YEAR, STAR WARS VII…) difficilement reconnaissable sous sa couche de maquillage – s’inscrit comme l’un des ennemis des X-Men les plus impressionnants de la série, voire d’une bonne majorité du Marvelverse (bien plus qu’Ultron, en tous cas). Nouvelle preuve qu’un bon ennemi fait (souvent) une bonne histoire…

Ce bien nommé “Apocalypse” donne l’occasion d’une superbe introduction dans l’Egypte du temps des Pharaons. Et pose un regard ludique sur l’Ancien Testament, réinterprétant certains mythes de la Bible comme celui des 4 Cavaliers de l’Apocalypse.

Le nouveau X-Men aborde à nouveau des moments clés de notre Histoire. L’origine même du comics en 1963 était une façon de traiter de la ségrégation aux États-Unis contre les Afro-Américains. La série de films n’a jamais oublié ce lien : ainsi, après la Guerre Froide et les années 60 dans FIRST CLASS et le Vietnam dans les années 70 dans DAYS OF FUTURE PAST, APOCALYPSE évolue dans le contexte tendu des années Reagan et de la peur d’une guerre nucléaire totale. Ce qui vaut d’ailleurs l’une des scènes les plus angoissantes du film !

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Côté casting, Michael Fassbender et James McAvoy se sont glissés avec aisance dans les rôles des jeunes versions de Magnéto et du professeur X depuis maintenant 3 films. Rien à redire si ce n’est qu’ils sont dignes de Ian McKellen et Patrick Stewart. Si la joufflue Jennifer Lawrence n’apporte rien de plus au personnage de Mystique, bien plus mystérieuse et impressionnante sous les courbes de Rebecca Romijn, les “p’tits jeunes” fraîchement débarqués sur cet opus (Sophie Turner, Tye Sheridan, Evan Peters, Kodi Smit-McPhee…) prennent la relève avec aisance dans leurs interprétations juvéniles des “classiques” Cyclope, Jean Grey, Diablo ou Tornade.

Dans cette distribution sans fautes, on ne peut que saluer la participation fugace (mais remuante !!) du Griffu de ces Dames, j’ai nommé Wolverine(Hugh Jackman) dans une scène mémorable et faisant directement écho au comics WEAPON X. Là aussi, le clin d’œil joue le principe du “fan-service” mais quelle jubilation !

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Plus maîtrisé, à mes yeux, que DAYS OF FUTURE PAST, X-MEN APOCALYPSE s’avère passionnant jusqu’au mot fin. Dernier épisode de la saga la plus attachante et intelligente des comics au cinéma, le film est un très bon divertissement, spectaculaire, dramatique et surprenant. Du vrai bon blockbuster comme on aimerait en voir plus souvent !

NB : Je me répète mais ne partez pas dès que le générique de fin arrive ! Vous voilà prévenus…


X-MEN : APOCALYPSE (2016) de Bryan Singer.
Avec James McAvoy, Michael Fassbender, Oscar Isaac, Nicholas Hoult, Rose Byrne, jennifer Lawrence…
Scénario : Simon Kinberg, Bryan Singer, Michael Dougherty et Dan Harris, d’après les comics créé par Stan Lee et Jack Kirby.
Musique : John Ottman.

Crédits photos : © 20th Century Fox.


BANDE-ANNONCE

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Singer nous a habitué à tellement mieux ! Days of future past reste son meilleur film de la saga avec X-Men 2 =)

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    1. D’accord sur X-MEN 2 qui reste mon X-MEN préféré. Pour ce qui est de DAYS OF FUTURE PAST, sa première vision ne m’avait pas laissé un grand souvenir. J’ai apprécié de le revoir mais il ne m’a pas vraiment emballé…

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      1. Le scénario et les enjeux sont bien meilleurs que Apocalypse. Grosses incohérences au niveau du crane chauve de Xavier et de la fin où l’on voit Mystic en Striker qui repêche Wolverine dans DOFP…

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      2. Toute la partie dans le futur de DOFP est un peu trop vite expédiée, certains personnages n’ont même pas le temps d’exister, il y a des longueurs… Même si le retour de Charles Xavier est évoqué à la toute fin de THE LAST STRAND, on le voit réapparaître sans aucune explication. Quant aux incohérences, elles sont inhérentes à tous les récents films tirés de comics ! Je ne vais pas voir un film au cinéma en examinant chaque détail à ce point là (euh… c’est quoi cette histoire de crâne chauve ??). Moi je vous parle d’un film dans sa globalité, ce qu’il m’a simplement procuré comme plaisir ou déception à sa vision.

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