Le Cinéma se met à table !

Résumé des épisodes précédents. Début 2015, la blogueuse Potzina lance son Ciné-Club. Son idée ? Regrouper les blogueurs qui le souhaitent autour d’un thème (la comédie, le road-movie, les films tirés d’un roman, etc…) à illustrer par un ou plusieurs films et « rendre sa copie » avant une date précise (généralement, à la fin du mois en cours). Après plus d’un an et demi de bons et loyaux services, notre Potzi nationale, ayant en cours d’autres projets, décida de fermer les portes de son Ciné-Club, faute de ne pouvoir y consacrer le temps nécessaire…

Mais c’était compter sans l’envie d’autres blogueurs et blogueuses – dont Girlie Cinéphilie, Rose Prune et sa chambre rose et noire, ainsi que votre humble serviteur – de prolonger l’aventure sous un contexte légèrement modifié. Désormais, le Ciné-Club de Potzina (c’est toujours son nom) change de blogueur / animateur tous les mois, en plus d’aborder un thème cinématographique différent.

Pour cette première nouvelle recette, c’est Girlie Cinéphilie qui s’y colle, avec pour sujet « À table ! ». Je vous propose, pour ma participation, de revisiter – de façon non exhaustive et sans ordre de préférences – les « scènes culinaires » de 5 films célèbres. Installez-vous confortablement autour de la table, n’oubliez pas votre serviette nouée autour du cou… Et comme le disait Raoul Volfoni dans LES TONTONS FLINGUEURS : « on est pas venu pour beurrer les sandwichs ! »


INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT de Steven Spielberg (1984)

Quand l’aventurier le plus célèbre du cinéma passe à table, il ne fait pas les choses à moitié ! Dans le deuxième épisode de ses péripéties autour du monde, Indy se retrouve catapulté en Inde avec la chanteuse Willie Scott et le gosses des rues Demi-Lune. Cherchant les 5 pierres de Sankara pour sauver un village, il est invité, avec ses compagnons de fortune, par le (très) jeune maharadjah du mystérieux palais de Pankot à un banquet pour le moins… pittoresque : cancrelats farcis, anguilles vivantes, sorbets de crânes de singes… !

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Lorsque George Lucas proposa l’histoire de ce INDY 2 à Steven Spielberg, il traversait alors une mauvaise passe, avec un divorce des plus « douloureux ». L’envie de plonger le Dr Jones Jr dans une aventure bien plus sombre et glauque lui servit, en quelques sortes, de catharsis pour se vider de toutes les pensées obscures qui le perturbaient… Intense et réussi, le film s’attira malgré tout les foudres de la censure et le mécontentement de nombreux spectateurs, décontenancés par la cruauté du récit et des images. La restriction américaine PG 13 (pour « Parantal Guidance 13 », l’équivalent de notre « interdit au moins de 12/13 ans ») fut spécialement créée pour le film et se pratique encore aujourd’hui.


THE BLUES BROTHERS de John Landis (1980)

Révélés dans les années 70 par la célèbre émission SATURDAY NIGHT LIVE, John Belushi et Dan Ayckroyd y crééent les Blues Brothers, 2 frères musicos habillés comme des Men In Black. Personnages fictifs mais véritable groupe destiné en premier lieu à chauffer le public venu assister aux enregistrements de l’émission, les Blues Brothers vont même sortir 3 albums avant le décès de John Belushi en 1982. Aujourd’hui, le groupe se produit toujours sur scène aux États-Unis et dans le monde.

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En 1980, un film mettant en vedette les deux frangins Jack et Elwood Blues – toujours interprétés par Belushi et Ayckroyd – est réalisé sous la direction de John Landis (LE LOUP-GAROU DE LONDRES, UN FAUTEUIL POUR DEUX…). Carton au box-office, THE BLUES BROTHERS va relancer l’intêret pour de grands artistes comme Ray Charles, Aretha Franklin, Cab Calloway ou James Brown, venus avec d’autres jouer les « guest stars » alors que l’interêt du public pour leur musique s’était émoussé…

Dans le film, Jack et Elwood tentent de reformer le groupe dissous pour sauver leur orphelinat menacé de fermeture. Partant à la recherche des anciens membres des Blues Brothers, ils retrouvent l’un d’entre eux devenu maître d’hôtel dans un grand restaurant. Devant le refus de leur ancien pote de revenir avec eux, les deux frangins vont alors « s’inviter » à la meilleure table du 5 étoiles et y faire ripaille à leur façon pour l’une des scènes cultes du film !


LA PARTY (1968) de Blake Edwards

Un petit clin d’œil à ma première participation au ciné-club de Potzina avec LA PARTY, le classique de Blake Edwards. L’excellent Peter Sellers y tient le rôle de Hrundi V. Bakshi, acteur de second plan gaffeur et malchanceux, invité par erreur à une soirée huppée chez un gros producteur Hollywoodien. Avec un naturel confondant, Hrundi va semer progressivement le chaos en provoquant boulettes, bévues et autres catastrophes réjouissantes jusqu’a lancer sans le savoir le concept de la « soirée mousse » !

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L’idée première de Blake Edwards avec LA PARTY était de rendre hommage au cinéma muet et à ces grands artistes qu’étaient Chaplin, Buster Keaton, Laurel et Hardy ou Harold Lloyd. Soit un humour purement visuel et totalement universel. La séquence du repas en est l’une des preuves flagrantes : soutenu par un domestique complètement ivre à force de boire les verres que Bakshi refuse poliment, notre sympathique acteur maladroit va tranquillement mettre le désordre durant le repas de la soirée… Qui reprendra du poulet ?


LE PÈRE NOËL EST UNE ORDURE (1982) de Jean-Marie Poiré

Quand la troupe du Splendid adapte sa pièce LE PÈRE NOËL EST UNE ORDURE au cinéma, elle est loin de se douter que le film deviendra culte avec le temps. Sorti en salles fin août 1982, la version grand écran accumule les critiques négatives et la RATP fait retirer les affiches des couloirs du métro, pour la simple raison que le titre et l’affiche sont inconvenantes !

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Attirant moins de monde que LES BRONZÉS, LE PÈRE NOËL EST UNE ORDURE va se refaire une santé grâce, dans un premier temps, à la VHS et au boum de la location vidéo. Puis, ses multiples diffusions tv transformeront l’échec en succès public, avec ses inoubliables répliques telles le « C’est ç’là, ouiii… » du lubrique Pierre Mortez, le « Ça dépend, ça dépasse ! » de Katia / Jean-Jacques ou bien encore le « Zézette épouse X » de Josette… Et pas de Noël sans repas ! Grâce au bulgare Zadko Preskovitch, tout le monde va se goinfrer de Doubitchous de Sofia, « petites douceurs roulés à la main sous les aisselles », ou de Kloug aux marrons. Ça ne se refuse pas quand c’est offert de bon cœur.


LA CITÉ DE LA PEUR (1994) de Alain Berberian

Quand un serial killer (un quoi ?) décime les projectionnistes d’une obscure série Z d’horreur en plein Festival de Cannes, personne n’est à l’abri ! Toute cette pression va plonger Odile Deray, l’attachée de presse, Serge Karamazov, le garde du corps, et Simon Jérémi, l’acteur qui connaissait l’ouvreuse, dans une série d’intrigues délirantes entre une course-poursuite à pied et une séance shopping à la « Pretty Woman ». Tout cela ne doit pas gâcher l’appétit. Dans LA CITÉ DE LA PEUR, on y mange des clapiottes quand on ne déguste pas de savoureuses gencives de porc !

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Succès garanti à sa sortie en salles, le 1er film de Les Nuls s’est rapidement imposé comme une référence incontournable en matière de répliques et séquences cultes. La cause alimentaire y tient une place importante pour qui aime les raffinements de la cuisine française. Mais attention, comme le dit l’adage, « un peu de tout, trop de rien ». Car l’abus de gencives de porc pourrait vous rendre hyper-content.


Cet article fait partie du CINÉ-CLUB DE POTZINA DU MOIS D’AOUT 2016 : À TABLE ! à découvrir sur le blog de GirlieCinéphilie

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. rp1989 dit :

    J’adore Les Blues Brothers. J’aimerai beaucoup voir La party, j’aime beaucoup Peter Sellers. Hâte que tu donnes le nouveau thème (si c’est bien toi qui le fait lol).
    Bisous à toi!

    Aimé par 1 personne

    1. Hello Rose ! Oui, c’est moi qui m’y colle en septembre 🙂 J’ai failli choisir un thème autour de la Rentrée des Classes… mais j’ai trouvé ça trop évident ! J’espère que mon choix final t’inspirera 😉 Bises et bon week-end !

      Aimé par 1 personne

      1. rp1989 dit :

        Je te fais confiance :). Bon week-end à toi aussi!

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  2. Merci pour cette gouleyante compile: entre les clapiottes à la glaviouse, les doubitchous et le sorbet de crane de singe, tu nous a bien gâtés

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Girlie ! Ravi que tu te sois régalée 😀 Il y a beaucoup à faire en cuisine au cinéma !

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