Des casseroles pour les cinéastes !

Au cinéma comme ailleurs, personne n’est à l’abris d’une erreur de parcours ou d’un échec pur et simple.

Si l’univers du 7ème art associe bien trop souvent le navet ou le nanar à d’obscurs réalisateurs familiers de l’un de ces genres, il est bon de rappeler que de grands cinéastes se sont parfois – voire plusieurs fois – pris les pieds dans le tapis malgré des parcours (presque) sans fautes de goûts.

Vous demandez à lire ? Vous voulez des exemples ? Suivez-moi dans les dessous de plantages hilarants (ou pas) et plus ou moins involontaires d’auteurs réputés (enfin, pour la plupart…) et intouchables, adulés des Cahiers du Cinéma et des Inrockuptibles, portés aux nus par l’élite de la cinéphilie héxagonale. Mais cultivateurs d’impardonnables perles à leurs heures perdues.

 

TANGO ET CASH (1989) d’Andreï Konchalovsky

À la fin des années 80, cherchant à capitaliser et surfer sur les succès du FLIC DE BEVERLY HILLS et de  L’ARME FATALE, les producteurs Jon Peters et Peter Guber veulent imposer un nouveau duo de flic que tout oppose, pour faire dans l’originalité.

Les deux producteurs ont alors le vent en poupe avec la Guber-Peters Company et les succès de LA COULEUR POURPRE de Steven Spielberg, LES SORCIÈRES D’EASTWICK ou du BATMAN de Tim Burton. Avec un scénario sur mesure signé Randy Feldman (CAVALE SANS ISSUE avec JeanClaude Van Damme), ils embauchent Sylvester Stallone et Kurt Russell, ce dernier venu remplacé Patrick Swayze parti tourner ROAD HOUSE.

Stallone est alors au sommet de sa période glorieuse, tout en muscles et répliques « bas du front » avec des cartons typiquement 80’s comme RAMBO 2 ou COBRA. Il fait sa diva sur le plateau en faisant remplacer le directeur de la photographie Barry Sonnenfeld, futur réalisateur de LA FAMILLE ADDAMS et MEN IN BLACK.

Tango et Cash, 2 flics qui gagnent toujours à la fin…

Puis c’est au tour du réalisateur Andreï Konchalovsky d’être remercié par Peters et Guber pour « diffèrents artistiques » : le cinéaste voulait ancrer le film dans une tonalité sérieuse quand les deux producteurs cherchaient une « positive attitude » teinté de décontraction, comme dans les derniers succès d’Eddie Murphy.

Résultat des courses : au bout de 3 mois de tournage, Konchalovsky sera remplacé par l’obscur Albert Magnoli pour « différents artistiques », comme il se dit entre gens courtois mais hypocrites pour éviter les insultes et les phrasses assassines comme « j’peux pas te blairer » ou « va jouer sur l’autoroute ».

Le cinéaste Andreï Konchalovsky – de son véritable nom Andreï Sergueievitch Mikhalkov – avait débuté sa carrière au pays natal, en Russie donc (encore nommée URSS), en 1964 avec LE PREMIER MAÎTRE. Puis, en 1979, il obtient le Prix du Jury à Cannes avec SIBÉRIADE, reconnaissance internationale qui lui permet de s’éxiler et s’installer à Hollywood qui le courtise…

Le réalisateur Andreï Konchalovsky

Mais après deux beaux succès publics et critiques avec MARIA’S LOVERS en 1984 et RUNAWAY TRAIN en 1985, c’est la déconfiture avec ce TANGO ET CASH pour lequel il est encore aujourd’hui associé malgré tout. Hasard ou coincidence, Konchalovsky retournera vivre en Russie au début des années 90 où il poursuvit une carrière plus discrète malgré quelques productions pour la télévision américaine.

Près de 30 ans plus tard, TANGO ET CASH a mal vieilli même si il reste un « plaisir coupable » à visionner en ingurgitant une bière tiède et un cheeseburger de la veille. Pour Andreï Konchalovsky, ce buddy movie n’est pas vraiment un ami…

 

AND NOW LADIES AND GENTLEMEN (2002) de Claude Lelouch

Dans le petit monde du cinéma Français, Claude Lelouch est un cas à part. Reconnu comme un cinéaste et auteur qui compte depuis le succès (mérité) d’UN HOMME ET UNE FEMME en 1966, il est l’un des rares réalisateurs français connus et reconnus dans le monde, capable du meilleur comme du pire, dévoué à son art, attachant comme il est mégalomane, capable de s’auto-citer tout en s’imaginant que le public n’y verra que du feu.

Prenons le cas de AND NOW LADIES AND GENTLEMAN, exemple foutraque d’un cinéaste paresseux qui se répète et nous (re)sert du bouillon réchauffé. Dans le film, le talentueux Jeremy Irons est un gentleman cambrioleur, se déguisant pour braquer une bijouterie (comme dans LA BONNE ANNÉE en 1973 avec Lino Ventura). Il commence à avoir des problèmes de mémoire (tiens, comme l’ami Lelouch dîtes donc…) et prend la mer sur un grand bateau (comme Jean-Paul Belmondo dans ITINÉRAIRE D’UN ENFANT GÂTÉ en 1988) puis finit par se retrouver sur la côte marocaine où il tombera amoureux de Patricia Kaas, artiste de cabaret ayant elle aussi des absences !

Jeremy Irons et Patricia Kaas sont dans le désert depuis trop longtemps…

Vous vous dîtes que c’est du grand n’importe quoi… et vous avez entièrement raison ! Incapable de produire un film cohérent et intéressant, à défaut d’être passionnant, Lelouch enchaîne les séquences comme autant de sketches, réussissant le tour de force d’embarquer dans la galère un Jeremy Irons égaré et une Claudia Cardinale venue payer ses arriérés avec Patricia « mon mec à moi » Kaas et Jean-Marie Bigard (!!).

Le nec plus ultra du « What The Fuck !? » pour un réalisateur qui, après une période dorée du milieu des années 60 au début des années 80, parvient à planter 3 films sur 4 – voire 3 films sur 3 – mais se remet toujours à la tâche avec le courage du grand naïf qui veut tailler un baobab avec un canif.

Le problème de Claude Lelouch est sans doute de s’appuyer encore sur de bons films qu’il réalisa il y a 40/50 ans tout en reprenant les mêmes récits à quelques détails près, s’autorisant parfois une vraie bonne production sortant de sa pénible routine pépère, comme avec ROMAN DE GARE en 2007.

Claude Lelouch dirige Jeremy Irons : « T’as vu ma main ? Elle a 5 doigts ! »

On peut également ajouter à la liste des mauvais films de Lelouch le bordélique SALOP ON T’AIME avec Johnny Halliday et Sandrine Bonnaire, débutant sous les meilleurs hospices de la chronique douce-amère pour bifurquer vers du grand « portenawak », bouillie indigeste où le drame côtoie le polar sans que l’on n’y comprenne quoi que ce soit. Ou le ridicule et datée VIVA LA VIE, tentative désespérée de faire du Spielberg à la française sur une BO signée Didier Barbelivien !

Capable du plus attachant des films romantiques avec UN HOMME QUI ME PLAÎT ou VIVRE POUR VIVRE, comme de la plus mordante des comédies anar avec L’AVENTURE C’EST L’AVENTURE, Lelouch nous pond régulièrement des nanars bien moisis comme ce AND NOW LADIES AND GENTLEMEN, à coup de mauvais titres et de casting hétéroclites… tout en parvenant à se relever sans trop de soucis pour un nouveau projet. Futur nanar ou prochaine réussite ? Les paris sont ouverts…

 

ARRÊTE OU MA MÈRE VA TIRER ! (1992) de Roger Spottiswoode

D’origine anglo-canadienne, le cinéaste Roger Spottiswoode n’est pas à proprement parler un auteur. Mais il compte plusieurs succès et véritables bons films dans sa carrière.

S’il a débuté son parcours en tant que monteur ou scénariste pour des réalisateurs comme Sam Peckinpah (LES CHIENS DE PAILLE) ou Walter Hill (48 HEURES), il fut révélé par le succès critique et public du réussi UNDER FIRE en 1983 avec Gene Hackman, Joanna Cassidy et Nick Nolte.

Après les solides RANDONNÉE POUR UN TUEUR avec Sidney Poitier et Tom Berenger en 1988, puis AIR AMERICA avec Mel Gibson et Robert Downey Jr, Spottiswoode se retrouve propulsé à la tête de cette calamiteuse comédie policière, résumée à elle seule par son titre digne d’un Max Pécas ou d’un Philippe Clair.

Sylvester Stallone et Roger Spottiswoode

Sylvester Stallone y campe un fringuant flic, rejeton de la plus pénible des mères – incarnée par l’horripilante Estelle Getty, star de la série tv LES CRAQUANTES – qui lui colle aux basques durant tout le film parce qu’elle été le témoin d’un meurtre.

En pleine période de « guerre » entre Stallone et Arnold Schwarzenegger, ARRÊTE OU MA MÈRE VA TIRER! fait partie de ces comédies dans lesquelles les deux acteurs s’affichaient, cherchant sans doute à adoucir leurs images de « pecs-mecs » virils et impitoyables.

Des comédies tout public comme UN FLIC À LA MATERNELLE ou JUMEAUX pour Big Schwarzy face à des « grosses poilades » comme L’EMBROUILLE EST DANS LE SAC ou ce ARRÊTE OU MA MÈRE VA TIRER! de sinistre facture pour « Rocky » Stallone.

Une légende raconte que Schwarzenegger serait d’ailleurs à l’origine de cette décrépitude dans les carrières de Stallone et de Roger Spottiswoode : sachant à l’époque que Sly était à l’affut du moindre de ses projets, le comique Teuton laissa entendre que le scénario de ARRÊTE OU MA MÈRE VA TIRER! – qu’il trouvait infecte – l’intéressait beaucoup. Stallone sauta sur l’occasion pour en faire rapidement son futur projet… et mettre sur pied l’un des plus mauvais film de sa carrière !

Stallone a un flingue, sa mère a un petit chien…

Et ça n’est pas moi qui le dit mais l’intéressé lui-même : dans une interview qu’il donna il y a une dizaine d’années, Sylvester Stallone reconnut volontiers qu’ARRÊTE OU MA MÈRE VA TIRER! était sûrement le pire film de sa carrière !

De son côté, même s’il traîne cette casserole comme une verrue mal placée, Roger Spottiswoode s’en est mieux sorti avec DEMAIN NE MEURT JAMAIS, un James Bond qu’il réalisa en 1997 et, dans une moindre mesure, À L’AUBE DU 6ème JOUR, actioner SF avec Schwarzy, le fiéffé filou qui se gosse encore aujourd’hui de sa « kolossale blaisanterie ». ! Comme quoi, le Teuton peut être fourbe envers son étalon italien de copain !

 

PAYCHECK (2003) de John Woo

Avant toutes choses, mettons les points sur les « i » : malgré les apparences, je n’ai rien contre John Woo. Non non je vous assure ! Il y a juste que j’ai encore du mal à comprendre l’engouement qu’a suscité le bonhomme auprès d’un certaine presse française, friande de cinéma de genre et de stylisation nippone.

Démarrant une carrière fructueuse à Hong Kong avec des polars violents et sophistiqués comme LE SYNDICAT DU CRIME, UNE BALLE DANS LA TÊTE ou THE KILLER, John Woo est repéré lors de festivals à l’étranger par des réalisateurs réputés comme Martin Scorsese.

Vouant un culte au cinéma américain comme aux films de Jean-Pierre Melville, dont il reconnaîtra s’être inspiré, le réalisateur part pour Hollywood en 1992 où il tourne… CHASSE À L’HOMME avec Jean-Claude Van Damme, film d’action involontairement drôle, tout à la gloire de JCVD et aux répliques devenues cultes.

Ben Affleck et Uma Thurman, assistant à une projection de PAYCHECK…

Avec le nanar d’action BROKEN ARROW, John Woo ne parvient toujours pas à convaincre malgré de meilleures – et incompréhensibles – critiques. Mais c’est avec le délirant VOLTE-FACE, et son duel John Travolta / Nicolas Cage aux jeux outrés, que Woo parvient vraiment à s’imposer à l’échelon internationale en 1997.

3 ans plus tard, l’engouement pour le Hong-Kongais culte poussera Tom Cruise à le choisir comme réalisateur de MISSION : IMPOSSIBLE 2, suite du 1er opus signé Brian De Palma… qui s’avère, avec le temps, le moins réussi des films de la saga : abus de ralentis, scènes d’action improbables à la limite de la parodie, présence de colombes comme pour mieux signer son « œuvre », le MISSION : IMPOSSIBLE 2 de John Woo se suit sans réel déplaisir mais avec cette facheuse impression d’assister à une mauvaise publicité pour une eau de toilette de supermarché.

Malgré l’intéressant WINDTALKERS en 2002, John Woo se retrouve, un an plus tard, à la tête de cette improbable adaptation d’une nouvelle de Philip K Dick, devenu tendance depuis le BLADE RUNNER de Ridley Scott. Réunissant Ben Affleck, Uma Thurman, Aaron Ekhart et Paul Giamatti, le film tente maladroitement de surfer sur la vague « cyberpunk » traversée par le cinéma hollywoodien depuis MATRIX dans cette médiocre histoire de SF et de manipulation de la mémoire.

Après avoir lu le scénario, Ben Affleck est colère…

Loin de TOTAL RECALL et doté de décors indignes d’un téléfilm sur SyFy, PAYCHECK rime avec échec et sortira dans les salles dans une indifférence polie mais réelle. Plus vraiment en odeur de sainteté au pays de Mickey, John Woo repartira en Chine où il retrouvera un certain succès, débarassé sans aucun doute du regard trop appuyé de l’Oncle Sam.

Poursuivant sa carrière de cinéaste et de producteurà Hong-Kong, John Woo n’est pas complètement à blamer dans cette paranthèse américaine. Vivant cela comme un rêve enfin réalisé, le réalisateur a du très certainement composer avec des directives qui lui ont oté toute créativité et toute autonomie. Aujourd’hui retombé dans un certain oubli en Occident, il reste encore à prouver que sa maîtrise des colombes filmées au ralenti n’est pas qu’un tic rococo et démodé mais bien la griffe d’un véritable auteur.

 

PARKING (1985) de Jacques Demy

Comme on dit dans ce genre de cas, je vous ai gardé le meilleur pour la fin ! Un nanar de compétition. Une perle du navet parmi les plus beles perles de l’histoire du 7ème art. Un monument involontairement drôle à la gloire d’un des plus monstrueux échec du cinéma d’auteur à la française.

Je veux parler de (roulements de tambour) PARKING, la version urbano-80’s du mythe d’Orphée aux enfers signée Jacques Demy, réalisateur de certains des plus gros nanars du cinéma français, adulé des bobos, starisé par l’intelligentsia parigo-intello, voué au culte par les lecteurs de Télérama et des Inrockuptibles, soit par cette belle presse élitiste qui sait mieux que toi, petit lecteur, ce que tu dois lire, écouter, voir et aimer pour ne pas mourir trop bête.

Après des études de photographie et de cinéma puis avoir un temps envisagé de se tourner vers l’animation, Jacques Demy réalise plusieurs court-métrages vers la fin des années 50 avant de mettre en scène LOLA avec Anouk Aimée en 1961 puis LA BAIE DES ANGES en 1963 avec Jeanne Moreau.

Dans PARKING, Francis Huster est une rock-star. Sans déconner !?

Ces deux drames, au noir et blanc éléguant, vont révéler Demy et lui permettre de tourner LES PARAPLUIES DE CHERBOURG en 1964, son premier « film chanté » et son premier gros succès public, révélant au passage une toute jeune Catherine Deneuve sur fond de drame sentimentale et de Guerre d’Algérie.

Si LES PARAPLUIES… reste un film touchant et sensible, les vrais problèmes vont commencer avec LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT en 1967. Disposant d’un gros budget et d’un casting international réunissant Danielle Darrieux, Gene Kelly, Françoise Dorléac, Catherine Deneuve, George Chakiris et Jacques Perrin, le film enchaîne les chorégraphies hasardeuses sur fond de couleurs sucrées et de paroles ineptes (« Elle voulait de nous faire des érudites. Et pour cela vendit toute sa vie des frites (…) »).

Si Jacques Demy n’a pas tourné que des comédies musicales (outre ses premières œuvres, on peut citer l’étrange comédie L’ÉVÈNEMENT LE PLUS IMPORTANT DEPUIS QUE L’HOMME A MARCHÉ SUR LA LUNE en 1973), il reste aujourd’hui éternellement associé au genre avec le kitschissime PEAU D’ÂNE et son roi Jean Marais coiffé comme Patrick Juvet et débarquant d’un hélicoptère. Ou bien encore UNE CHAMBRE EN VILLE en 1982, improbable comédie musicale sur fond de conflits sociaux et de luttes ouvrières qui sera un échec commercial.

En 1985, Demy met en chantier un scénario qu’il avait écrit 15 ans plus tôt. Ce sera l’effroyable PARKING, adaptation contemporaine du mythe d’Orphée replacé dans l’univers d’une pseudo pop star de la musique, incarnée avec une touchante conviction par le théàtreux Francis Huster.

En pleine répet’ studio, Francis envoie le bois…

Comédien de théâtre avant tout, Huster passe difficilement des planches au grand ou au petit écran, déclamant son texte avec insistance ou interprétant ses scènes de façon trop appuyée quand la retenue serait de rigueur. Revoyez, pour vous en convaincre, la petite séquence du fou-rire dans LE DÎNER DE CONS de Francis Veber ou son personnage de flic taciturne dans la série tv ZODIAQUE…

Dans PARKING, Huster est donc Orphée, tout de blanc vêtu, poudré de paillettes et coiffé d’un serre-tête de tennis rouge. Une pop-star française, attirant des foules en délires (enfin presque…) à coup de chansons ringardes vantant les mérites de la vie, de l’amour…. et puis de la vie aussi ! Cherchant à sauver sa compagne Eurydice de l’enfer où elle est retenue prisonnière après sa mort soudaine, Orphée conclut un pacte étrange…

Colossale catastrophe n’ayant pas obtenue le budget espéré mais entassant des tonnes de nanardise à coup de pelleteuse, PARKING fut renié par Demy lui-même qui en fit la promotion à sa sortie avec une gène non dissimulé.

Jean Marais et Francis Huster perdent des couleurs en Enfer…

Selon ses dires, le cinéaste cherchait à évoquer des rock stars comme Jim Morrison ou John Lennon (!?) et voulait même engager David Bowie dans le rôle principal ! De quoi donner des sueurs froides quand on subit le résultat !

Cerise sur la chantilly de cette tarte trop cuite, l’interprétation toute en retenue d’un Francis Huster ridicule, imposant de chanter lui-même les idioties composées par Michel Legrand ! Surjouant chaque scène comme si sa vie en dépendait, aussi charismatique sur scène qu’une huitre pas fraîche, l’acteur reconnaîtra, des années plus tard, s’être honteusement trompé en voulant chanter comme un grand. Si il n’y avait que ça Francis…

Sommet du nanar franchouillard (je vous recommande pour plus de détails l’excellent article du site Nanarland…), PARKING fut bien sûr un flop retentissant, probablement la plus grande « mouche dans le verre de lait » connue par Jacques Demy, malgré bien d’autres casseroles pourtant considérées aujourd’hui comme d’inévitables chef d’œuvres.

Cherchant à remonter la pente avec TROIS PLACES POUR LE 26, Demy ne parvint jamais à retrouver le succès de ses premières œuvres et ce dernier film n’attira pas les foules. Si vous souhaitez revoir un classique « musical » du réalisateur, regardez plutôt LES PARAPLUIES DE CHERBOURG. Si vous choisissez de rire un grand coup au risque de faire fondre ce qu’il vous reste de cerveau, dirigez-vous vers ce PARKING !

BONUS

Rien ne vaut une bonne vidéo pour comprendre combien PARKING est un nanar de compétition ! Mais vous êtes prévenu, vous allez saigner des yeux et des oreilles…

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