La saga 007 : de 1973 à 1985

Deuxième partie de cette chronique en 4 volets consacrée à la série des James Bond. Après l’ère Sean Connery, les années 70/80 voient arriver Roger Moore dans le rôle de 007 pour 7 films de teneur inégale mais qui marqueront toute une génération d’enfants de l’époque et incluront quelques pépites…

VIVRE ET LAISSER MOURIR (1973) de Guy Hamilton

Bond enquête sur la disparition de plusieurs agents à la Nouvelle Orléans. Il soupçonne le Dr Kananga, dictateur d’une petite île des Caraïbes, d’être derrière un immense trafic de drogue sous l’identité de Mr Grosbonnet, caïd de la pègre en Louisiane…

Sean Connery définitivement parti, Broccoli et Saltzman cherchent un nouvel interprète pour l’agent 007. Ils se tournent vers Roger Moore qu’ils avaient déjà contacté – et sérieusement envisagé – 11 ans plus tôt. L’acteur est devenu une immense vedette au cours des années 60 grâce à la télévision  et la série LE SAINT. Quittant la série AMICALEMENT VÔTRE / THE PERSUADERS qui, malgré son succès en Europe, ne trouve pas son public aux États-Unis, Moore endosse le smoking de James Bond et apporte avec lui son style décontracté et suave. Surfant sur la « Blaxploitation » en vogue à l’époque (SHAFT est sorti 2 ans plus tôt) et cherchant, comme pour LES DIAMANTS…, à toucher principalement le public américain, VIVRE ET LAISSER MOURIR tient plus du polar urbain que du film d’espionnage. Les morceaux de bravoure ne manquent pas – la course-poursuite en hors-bord dans le bayou; Bond encerclé de crocodiles affamés… – mais l’ambiance « Vaudou » du film lui apporte une touche sombre excessive par moments. Si Jane Seymour en vierge tireuse de cartes n’est pas déplaisante, le postiche grossier de Yaphet Kotto, dans un double rôle, manque de crédibilité. Quant au personnage du Sergent Pepper incarné par Clifton James, il fait parfois basculer le film dans une énième version de COURS APRÈS MOI SHÉRIF, en vogue dans les années 70. Reste l’excellent titre LIVE AND LET DIE écrit et interprété par Paul McCartney and The Wings, contribuant grandement au succès du film. Les créateurs de la série sont rassurés : Bond change d’interprète mais le public reste.

Les + : la séquence dans la ferme de caïmans en Louisiane; la poursuite en hors-bords; la montre magnétique de Bond; les débuts de la belle Jane Seymour; la chanson titre du film, devenue culte.

Les – : un Roger Moore pas tout à fait à l’aise dans le rôle de 007; une intrigue vite éventée quant à l’identité de Kananga.

 

L’HOMME AU PISTOLET D’OR (1974) de Guy Hamilton

En Thaïlande, Bond cherche à récupérer un nouveau système d’énergie dérobé par Scaramanga, un tueur à gages qui veut l’éliminer…

Dans la foulée de VIVRE ET LAISSER MOURIR, L’HOMME AU PISTOLET D’OR débarque sur les écrans à peine un an après et entraîne le public dans une aventure thaïlandaise riche en exotisme… mais pauvre en intrigue et en dialogues. Ce deuxième film interprété par Roger Moore eut au moins l´avantage – ou l’inconvénient – de contribuer à l’engouement pour la Thaïlande dans le monde avec les superbes paysages de Phuket. Tourné également à Hong Kong, à Macao et Bangkok, le film oppose 007 à son double maléfique, Scaramanga, tueur qui éxécute ses contrats à l’aide d’un pistolet « multi-pièces » en or et incarné par Christopher Lee. L’inoubliable interprète de Dracula reste l’un des principaux atouts de cette intrigue mollassonne, rebondissant ici sur l’engouement pour les films de Bruce Lee et les arts martiaux en général. Hervé Villechaize, acteur nain d’origine française rendu célèbre par la série L’ÎLE FANTASTIQUE, est l’horripilant Tric-Trac, serviteur zélé et sadique de Scaramanga, faisant  souvent basculer malgré lui le film dans la comédie, Apprécié du public dans l’épisode précédent, le personnage du Shérif Pepper fait son retour, accentuant l’aspect « humour balourd » du film. Du côté des Bond Girls, le minois de Britt Ekland ne parvient pas à faire oublier la platitude de son personnage, Mary Bonne-Nuit (!), probablement le pire personnage féminin de la saga et signe d’une mysoginie qui ne serait plus permise aujourd’hui. Seule la belle Maud Adams parvient à relever le niveau en interprétant un personnage de femme fatale et tragique. Du côté des dialogues, on atteint là aussi des sommets dans le n’importe quoi et la version française n’y arrange rien (revoyez ce moment d’anthologie où Bond commande du champagne dans un restaurant asiatique…). Quant à la chanson titre interprétée par la chanteuse écossaise Lulu, elle était déjà écécrable il y a 45 ans ! Éxotique mais faible et poussif, L’HOMME AU PISTOLET D’OR reste encore à ce jour le moins bon des Bond, signe probable d’une certaine paresse dans la production ou d’un virage seventies mal abordé. Face à des recettes honorables mais inférieures aux autres films de la saga, les producteurs attendront 3 ans pour faire revenir 007 en pleine forme.

Les + : les superbes décors naturels en Thaïlande; la scéne d’intro; l’incroyable scène du pont vec une cascade d’anthologie, réalisée sans trucages; Christopher Lee, impeccable et glaçant.

Les – : entre sa décontraction naturelle et la dureté du personnage, Roger Moore n’a pas encore trouvé ses marques dans le rôle; Britt Ekland dans le rôle d’une godiche horripilante; les dialogues qui frisent le ridicule; une intrigue poussive; la chanson-titre du film, probablement la pire de toute la série.

 

L’ESPION QUI M’AIMAIT (1977) de Lewis Gilbert

Plusieurs sous-marins nucléaires disparaissent en pleine mer, sans laisser de traces. Faisant équipe avec l’agent soviétique Anya Amasova, Bond soupçonne le milliardaire Stromberg d’être à l’origine du phénomène…

3 ans après L’HOMME AU PISTOLET D’OR, 007 revient dans ce qui reste – à mes yeux – l’un des meilleurs opus de la saga et probablement le meilleur film de l’ère Roger Moore. Dosage réussi entre aventures spectaculaires, humour et action, le film relance la série vers les sommets. Rien n’était pourtant gagné. Se trouvant embourbé dans de sérieux problèmes financiers après des placements hasardeux, le producteur Harry Saltzman est forcé de quitter l’aventure Bond, laissant « Cubby » Broccoli seul à la direction des opérations. Misant le tout pour le tout comme l’indique le nom de sa société EON, Broccoli veut que ce nouveau film soit un spectacle totale, renouant avec les meilleurs films des années 60, alliant l’exotisme et le suspense. S’inspirant grandement du récit d’ON NE VIT QUE DEUX FOIS mais adapté à un univers aquatique, L’ESPION… s’offre même quelques connotations écologique et une première avec les services secrets de l’Est et de l’Ouest associés contre l’ennemi. Pour la première fois dans la saga, une James Bond Girl est l’équivalent de Bond. Interprétée par la superbe Barbara Bach, l’espionne soviétique Anya Amsova est l’équivalent au féminin de 007. Face à l’association des agents soviétique et britannique, le récit présente des ennemis à la hauteur : Stromberg, interprété par Curd Jurgens, est dans l’esprit des Dr No et Goldfinger; quant à Richard Kiel, il va marquer les esprits dans le rôle de Requin (Jaws en VO), le tueur géant aux dents de fer. Le port de cette prothèse inconfortable fut d’ailleurs une véritable torture pour l’acteur de 2m…., au point qu’il ne pouvait la supporter que le temps de quelques dizaines de secondes à l’écran. L’ESPION…. est également un tour de force au niveau des décors avec l’incroyable plateau représentant l’intérieur du super pétrolier Liparus, construit pour l’occasion aux studios Pinewood et abritant la fantaisie créatrice du chef décorateur Ken Adam. Ce dernier demanda à Stanley Kubrick – pour qui il travailla sur Dr FOLAMOUR – de venir conseiller l’équipe afin de placer au mieux éclairages et caméras. Spécialiste des maquettes réalistes, Derek Meddongs mit au point des modèles réduits bluffants de réalisme avec la base « arachnéenne » de Stromberg, les sous-marins et le Liparus vu de l’extérieur. Enfin, le film introduit une nouvelle voiture remplie de gadgets, une Lotus Esprit amphibie qui devint, après la DB5 de Goldfinger, le second véhicule préféré des fans de la série et des colectionneurs de Corgi Toys. Sorti la même année que LA GUERRE DES ÉTOILES, L’ESPION… fit un très beau score et prouva aux mauvaises langues que Bond en avait encore sous le smoking.

Les + : Roger Moore, enfin à l’aise dans le rôle, a trouvé ses marques en laissant le personnage de 007 s’imprégner de sa personnalité; l’impressionnante scène d’intro avec poursuite à skis; la belle Barbara Bach; la base sous-marine de Stromberg; la Lotus Esprit blanche, aussi mythique que l’Aston Martin DB5; le personnage de Requin / Jaws, l’un des plus marquants ennemi de Bond; les décors naturels en Egypte et en Sicile; la chanson titre de Carly Simon pleine de sous-entendus…

Les – : les accents « Disco Emotion » de la BO signée Marvin Hamlisch ont pris un échant coup de vieux et de kitsch; une intrigue trop proche de celle d’ON NE VIT QUE DEUX FOIS.

 

MOONRAKER (1979) de Lewis Gilbert

Après la disparition d’une navette spatiale anglo-américaine, Bond fait face à Hugo Drax, un mégalomane aux desseins dévastateurs…

Il y a un avant et un après STAR WARS. Albert Broccoli l’a bien compris. Il emmène ce nouvel épisode des aventures de 007 vers la Science-Fiction que le film de George Lucas a remis sur les rails du succès et dont le public est devenu friand. Oubliant toute forme de réalisme, aussi minime soit-elle, MOONRAKER n’a plus rien à voir avec des classiques comme BONS BAISERS DE RUSSIE et entraîne Bond vers l’univers du Comics débridé et tout public. 007 devient un super-héros traversant les plus improbables situations le sourire aux lèvres et se prenant pour Flash Gordon, à coups de combinaisons en aluminium et de pistolasers bleu, rouge et vert. Distrayant mais frolant souvent le ridicule, MOONRAKER est un film pour les 10/12 ans et fait regretter l’époque de Sean Connery malgré quelques bons moments. Face à un Roger Moore en dilettante, Michael Lonsdale en Hugo Drax, engoncé dans son col Mao, ne fait pas illusion. Quant à la co-production du film avec la France, elle fait apparaître le comédien George Beller, habitué des jeux tv populaires, parmis les sbires de Drax et place une petite blonde à couettes et à lunettes, jouée par Blanche Ravalec, dans les bras d’un Requin / Richard Kiel, devenu gentil tout plein pour satisfaire les plus jeunes. On s’attend presque à voir débarquer Casimir et les Bisounours ! MOONRAKER fera pourtant le meilleur score de la période Moore malgré ses boursouflures et ses faiblesses multiples, preuve que dans l’espace, personne ne vous entend hurler… à la trahison.

Les + : la séquence de la centrifugeuse; les effets spéciaux de Derek Meddongs; la BO de John Barry et le retour de Shirley Bassey.

Les – : la gondole truquée à Venise; le personnage de Requin transformé en gros nounours gentil; le repaire de Drax dans la jungle aux relents de carton-pâre; Roger Moore qui traverse le film en touriste; un film plus proche d’un cartoon pour enfants que d’un James Bond.

 

RIEN QUE POUR VOS YEUX (1981) de John Glen

Un système de guidage de missiles coule en méditerranée avec le bateau espion britannique dans lequel il se trouvait. Bond est envoyé en Grêce pour le récupérer après que les Havelock, un couple d’archéologues chargé de le retrouver, aient été assassiné…

Retour aux sources pour cet épisode qui, après les délires burlesques de MOONRAKER, revient à plus de sobriété et de crédibilité dans une histoire d’espionnage et de vengeance débarassé de gadgets ridicules et de gags trop lourds. Après une bonne séquence d’intro, évoquant la tragique fin d’AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTÉ, le film évolue dans une double histoire à la fois simple et complexe où l’agent 007 doit faire équipe avec la belle Melina Havelock, ivre de vengeance, incarnée par la superbe Carole Bouquet, vue à l’époque chez Luis Bunuel et Bertrand Blier. Le personnage de Bond y présente des facettes plus intéressantes qu’à l’accoutumée, faisant preuve de compassion tout en redevenant le redoutable espion au permis de tuer comme dans la scène de la voiture en équilibre sur la corniche. Roger Moore offre ici sa meilleure interprétation du personnage, plus profonde et crédible. Restent quelques éléments moins positifs – comme la musique de Bill Conti ou la course-poursuite en… 2 CV ! – mais RIEN QUE POUR VOS YEUX est un Bond réussi, divertissant tout en restant dans les limites du raisonnable.

Les + : un Bond plus crédible; la présence de la superbe Carole Bouquet; la chanson titre de Sheena Easton, première interprète à apparaître dans le générique; les séquences sous-marines et à skis; l’ascension d’un pic rocheux en Grèce.

Les – : une course-poursuite en 2 CV qui fait passer le film pour un énième « Gendarme » avec Louis de Funès; la BO faiblarde de Bill Conti; le personnage de Bibi, patineuse nymphomane qui transforme parfois le film en mauvais vaudeville; la séquence de fin avec un sosie de Margaret Thatcher.

OCTOPUSSY (1983) de John Glen

Bond est lancé sur les traces d’un Œuf de Fabergé ayant appartenu au dernier Tsar de Russie et à la poursuite d’un général soviétique dissident. Il fait la rencontre d’Octopussy, séduisante et redoutable chef d’un cirque exotique…

Revenant à un exotisme débridée après la sobriété de RIEN QUE POUR VOS YEUX, OCTOPUSSY s’aventure sur les terres de Bollywood et de ses paillettes avec un récit mêlant la fantaisie des 1001 Nuits et le « sérieux » de la Guerre Froide. Maud Adams, déjà vue dans un second rôle dans L’HOMME AU PISTOLET D’OR, revient en tête d’affiche aux côtés de Roger Moore dans le rôle d’une femme fatale, mystérieuse et reliée au passé de 007. Divertissant et soigné, le film se regarde même s’il ne laisse pas un souvenir impérissable, tout comme la chanson titre suave de Rita Coolidge. Du côté des ennemis de Bond, si Kabir Bedi fait un tueur à la scie circulaire des plus folkloriques, Louis Jourdan cabotine un peu trop en méchant de salon. Bond doit aussi affronter des tueurs jumeaux qui devaient, à l’origine, être interprétés par les frères Bogdanoff ! Restent quelques morceaux de bravoure comme la scène d’intro et l’avion de poche de 007 ou le désamorçage d’une bombe H par un James Bond grimé en clown. Enfin, cette année 1983 est le théâtre d’une « guerre des Bond » puisque Sean Connery réendosse le smoking le temps d’un film unique au titre ironique, JAMAIS PLUS JAMAIS, réalisé en dehors des productions EON. Remake d’OPÉRATION TONNERRE, le film est produit par Kevin McClory – détenteur du script d’origine et déjà producteur associé sur OPÉRATION TONNERRE avec Saltzman et Broccoli –  qui projetait, après une longue bataille juridique avec EON, Ian Fleming et ses héritiers, de créer sa propre série de films autour de James Bond. Le match voit OCTOPUSSY réaliser de meilleurs scores que JAMAIS PLUS JAMAIS. McClory tenta en vain de réaliser son projet et Sean Connery, vexé, tourna cette fois définitivement le dos au personnage de 007… Agréable variation entre aventures foisonnantes et intrigue d’espionnage, OCTOPUSSY parvient cependant à divertir sans être le meilleur des Bond.

Les + : la scène d’intro; la course-poursuite en taxi pousse-pousse; le tueur à la scie circulaire; l’Inde et ses paysages exotiques, bien que l’image véhiculée ici accumule tous les stéréotypes…

Les – : Louis Jourdan qui cabotine; quelques longueurs vers la fin du récit; une BO de John Barry un peu fade.

DANGEREUSEMENT VÔTRE (1985) de John Glen

Cherchant à récupérer une puce électronique d’un nouveau type, Bond affronte Max Zoryn,  industriel ayant pour but de dévaster la Sillicon Valley…

Dernier film de la série tourné par Roger Moore, les mauvaises langues diront que DANGEREUSEMENT VÔTRE était le Bond de trop pour l’ex Brett Sinclair. À presque 60 ans au moment du tournage, il est vrai que l’acteur, conservant sa prestance, présente quelques signes de faiblesse. Ses doublures un peu trop visibles lors des scènes d’action peuvent faire sourire ou grincer des dents. Le film parvient tout de même à susciter l’intêret, bien que l’on sente une certaine paresse routinière dans le récit et la mise-en-scène de John Glen. L’une des bonnes idées du film tient dans son couple d’ennemis de 007, avec un duo Christopher Walken / Grace Jones se délectant d’en faire des tonnes. Autre bonne idée : la présence de Patrick Macnee aux côtés de Roger Moore. La belle complicité entre les deux acteurs donne au film quelques unes de ses meilleures scènes. Semé de moments de bravoure, comme la poursuite sur la Tour Eiffel où la séquence finale sur le Golden Gate Bridge de San Francisco, DANGEREUSEMENT VÔTRE reste un Bond quelque peu paresseux et poussif, signe évident qu’il devient urgent de prendre des risques pour relancer une mécanique trop bien huilée.

Les + : la séquence d’intro; la chanson titre de Duran Duran, hit entêtant aux accents 80’s; la BO de John Barry; Grace Jones et Patrick Macnee; la poursuite sur la Tour Eiffel…

Les – : Tanya Roberts, peu convaincante en « poupée » blonde, spécialiste en secousses sismiques; un rythme quelque peu poussif…

 

Fin de la seconde partie de l’aricle consacré à la série James Bond. Si la période Roger Moore, ne contient pas les meilleurs films de la franchise, elle reste encore aujourd’hui la plus populaire auprès des fans de 35 à 50 ans et plus. Une ère désinvolte que les bouleversements socio-économiques et politiques des années 80 (arrivée du Sida, chute du mur de Berlin….) vont secouer, obligeant les créateurs de la série à opter pour le changement dans la continuité. L’autre modification de taille concernera le casting. Roger Moore parti, une nouvelle « chasse au Bond » va démarrer après DANGEREUSEMENT VÔTRE. Elle s’avérera plus difficile que la transition Connery / Moore…

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