Pour une poignée de films… #37

Au sommaire de cette poignée de films n°37 : un super-héros malgré lui, une vengeance qui connaît le goût des surgelés et une androïde ado dans un futur apocalyptique.

 

SHAZAM ! (2019) de David F. Sandberg

Le jeune Billy Batson (Asher Angel), placé de famille d’accueil en famille d’accueil, cherche à retrouver sa mère. Il reçoit un jour d’incroyables pouvoirs, le transformant en super-héros Shazam (Zachary Levi)…

Apparu en 1940 sous le nom de Captain Marvel (à ne pas confondre avec l’héroïne Marvel), le personnage de Shazam fut publié par Fawcett Publications et devint l’un des super-héros les plus populaires des années 40 et 50. Il fut racheté par DC Comics en 1972 avant de prendre définitivement le nom de Shazam en 2011.

Nouveau film de l’univers DC au cinéma sorti en avril de cette année, SHAZAM! fut plutôt bien reçu par le public et la critique internationaux, bien que le personnage est beaucoup moins célèbre que ses collègues Wonder Woman, Batman et Superman.

La légèreté de ton choisi pour le film – comparée aux autres films DC généralement plus sombres que ceux de chez Marvel – n’est certainement pas étrangère à cette bonne réception générale.

Évoluant dans une ambiance de comédie, voire parfois de bouffonnerie, le film de David F. Sandberg peut se regarder comme une réjouissante parodie des films de super-héros, sur les débuts comiques d’un défenseur de la veuve et de l’orphelin.

Shazam est un héros malgré lui, un enfant placé par magie dans le corps bodybuildé d’un géant aux pouvoirs extraordinaires, à la manière du personnage de BIG auquel le film fait irrémédiablement penser.

SHAZAM! est avant tout une comédie fantastique distrayante, pour toute la famille, avec toutefois quelques réserves sur le grand méchant du film et ses monstres gobeurs de têtes, peu ragoutant pour un trop jeune public.

 

SANG FROID (2019) de Hans Petter Moland

Nelson Coxman (Liam Neeson) est conducteur de chasse-neige dans une station de ski du Colorado, Lui et sa femme Grace (Laura Dern) sont meurtris par le décès brutale de leur fils d’une overdose. Coxman découvre bientôt que le jeune homme a été assassiné par les hommes de main d’un puissant trafiquant local…

Depuis la série TAKEN, Liam Neeson est devenu le spécialiste des vengeances musclées, à grands coups de pieds, coups de flingue et autre bourre-pifs dans la tronche. SANG FROID ne déroge pas à la règle.

Découvrant que son rejeton a maladroitement voulu escroquer des caïds de la pègre avec l’un de ses amis, l’acteur incarne ici un homme intègre et sans histoires, que l’idée de vengeance va transformer en exterminateur de choc. Saint Charles Bronson, priez pour lui !

Remake de REFROIDIS tourné en 2014, le norvégien Hans Petter Moland a retourné au plan près son propre film, y incluant un humour noir bienvenu dans ce polar sombre, illuminé par les immenses paysages de neige du Colorado.

Rien de bien nouveau sous le ciel couvert. On suit cette vengeance en mode surgelé d’un œil distrait mais sans trop d’ennui, en grande partie grâce à l’implication de Liam Neeson et à l’efficacité du cinéaste. Vite consommé, vite oublié.

 

ALITA : BATTLE ANGEL (2019) de Robert Rodriguez

En 2563, 3 siècles après une guerre dévastatrice contre les colons de Mars, la Terre est devenu un monde chaotique, gangréné par la violence et la misère et dominée par Zalem, une cité céleste que tous rêvent de rejoindre un jour. Dyson Ido (Christoph Waltz), un expert en chirurgie cybernétique, trouve les restes d’un androïde dans une immense décharge. Il la répare et la nomme Alita (Rosa Salazar)…

À l’origine d’ALITA : BATTLE ANGEL, il y a un manga, GUNNM, créé au début des années 90 par Yukito Kishiro. Jean-Pierre Jeunet, célèbre journaliste, co-fondateur du magazine culte MÉTAL HURLANT et animateur tv (LES ENFANTS DU ROCK, DESTINATION SÉRIES, CINÉMA DE QUARTIER…) voulut en faire une adaptation cinématographique avant que James Cameron n’en achète les droits. Pris par son projet AVATAR, ce dernier confia la mise-en-scène du film à Robert Rodriguez (DESPERADO, SPY KIDS, SIN CITY…).

Ce qui bluffe d’entrée avec ALITA tient dans la maîtrise de ses effets spéciaux. Mélange d’images de synthèse et de prises de vue réelles, le film nous offre un univers post apocalyptique saisissant. De plus, l’utilisation de la Motion Capture permet de créer un personnage principal – la cyborg de combat Alita – à la fois crédible et hors-normes. L’actrice Rosa Shalazar lui donne ainsi toute ses qualités de jeu, ses émotions, ainsi que son visage légèrement modifié (des yeux agrandis typique des mangas).

Si on se laisse rapidement prendre par le scénario du film, le postulat de départ – un récit initiatique dans un monde chaotique – est assez simple et basique. Est-ce le manga d’origine, s’adressant en priorité à un public de jeunes adultes, qui en est la cause ? Cette faiblesse est toutefois sauvée par une belle distribution – Jennifer Connelly, Mahershala Ali… – dominé par le jeu sobre (pour une fois) et sensible de Christoph Waltz dans un rôle protecteur et paternel.

Toujours est-il qu’ALITA sera une agréable surprise si, comme moi, vous êtes amateur de SF et de pop culture.

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