5 raisons de (re)voir GALAXY QUEST

Il est des films qui se forgent une bonne réputation avec le temps. GALAXY QUEST en fait partie.

Distribué à la fin de l’année 1999 aux États-Unis puis vers la fin de l’année 2000 en France, le film de Dean Parisot ne connut pas un franc succès à sa sortie, malgré de très bonnes critiques, d’évidentes qualités narratives et des effets spéciaux soignés.

Faut-il voir dans son sujet même les raisons de ce succès modeste ? C’est fort probable. Parodie évidente de STAR TREK et de son fandom, programme culte et largement vénéré aux États-Unis quand il n’est prisé que des fans hardcore en France (la série classique de 1966 n’a été diffusé qu’en 1982 chez nous) GALAXY QUEST a peut-être été mal interprété par les fans américains tout comme il a été purement ignoré du grand public chez nous.

Voilà au moins 5 raisons de rattraper ce retard.

 

POUR SON SCÉNARIO

L’action du film se déroule à la fin des années 90. Série télévisée de science-fiction à succès 20 ans plus tôt, GALAXY QUEST est à présent uniquement prisée d’une poignée d’irréductibles fans.

Retombés dans l’oubli, les acteurs de la série Jason Nesmith (Tim Allen), Gwen DeMarco (Sigourney Weaver),  Alexander Dane (Alan Rickman), Fred Wan (Tony Shaloub), Guy Fleegman (Sam Rockwell) et Tommy Webber (Daryl Mitchell) usent de leur célébrité passée pour des inaugurations ou lors de conventions où ils monnaient leurs autographes.

Un jour, Nesmith, l’interprète du fougueux Capitaine Taggart dans la série, est contacté par d’étranges individus, lui demandant de l’aide. Les prenant pour des « geeks » un peu extrême, l’acteur ne sait pas qu’il a affaire à de véritables extra-terrestres en guerre contre un redoutable ennemi.

Ayant pris la série pour des « archives historiques », ils sont persuadés que Nesmith et les autres acteurs constituent un équipage réel à bord d’un vrai vaisseau spatial !

Véritable mise en abîme des séries télé par le biais de la SF et de la comédie, GALAXY QUEST n’oublie pas pour autant l’émotion, ne serait-ce qu’à travers ses personnages.

 

POUR LA PARODIE DE STAR TREK

Que l’on soit connaisseur ou non de la série STAR TREK des années 60 puis de ses déclinaisons télévisées, de THE NEXT GÉNÉRATION à DISCOVERY en passant par VOYAGER ou DEEP SPACE NINE, GALAXY QUEST peut s’apprécier sans modération.

Mais tout est dans le titre : qu’il s’agisse d’une quête des étoiles ou de galaxies, le film est une évidente référence à l’univers « Trekien » de la série diffusée entre 1966 et 1969.

Les costumes, les membres d’équipage, le vaisseau spatial ou les décors sont tous des clins d’œil au STAR TREK 60’s et à ses explorations vers des mondes inconnus où « l’homme n’est jamais allé auparavant ».

Parallèlement à cette « mise en boîte » d’une série culte et de son monde fantastique, GALAXY QUEST parodie l’univers des geeks, des cosplayers et des conventions qui, aujourd’hui, existent un peu partout dans le monde à l’image du fameux Comic Con de San Diego aux États-Unis.

 

POUR Son choix de l’ironie

Si GALAXY QUEST est une parodie, le ton du film n’est pas à l’humour vache mais à l’ironie. Rien d’insultant vis-à-vis des séries fantastiques, des fans ou des geeks en général : le principe est ici de mettre en boîte sans insulter.

Si l’on peut imaginer que le film de Dean Parisot n’ait pas été vraiment apprécié de certains Trekkies à sa sortie (voir plus haut), il est aujourd’hui considéré par ces même fans comme appartenant aux meilleures adaptations de STAR TREK au cinéma !

La preuve ultime que GALAXY QUEST a finalement été pleinement compris et apprécié dans sa démarche : une vision ironique mais respectueuse et tendre plutôt qu’une descente en règle de l’univers de SF et de fans qu’il décrit.

Sans oublier pour autant de faire rire et de divertir, on peut déceler dans le film une réflexion pertinente sur le pouvoir des images. Sur l’impact très actuel que les images ont sur nos existences et sur la distance nécessaire pour ne pas être trop influencé.

 

POUR Son casting

La réussite de GALAXY QUEST tient en grande partie à la pertinence de son casting.

Dans le rôle de Nesmith, l’acteur cabot et ringard jouant les héros valeureux, Tim Allen est impeccable, évoquant le William Shatner / Capitaine Kirk de STAR TREK sans trop forcer le trait. Plus célèbre aux États-Unis pour ses rôles à la télévision, habitué des comédies familiales comme SUPER NOËL, il est surtout connu chez nous pour être la voix de Buzz l’éclair dans TOY STORY et ses suites.

Cerise sur un gâteau à la testostérone, la belle et talentueuse Sigourney Weaver incarne ici Gwen DiMarco, responsable technique du vaisseau… et faire-valoir sexy de la série tv ! Impeccable et assez inattendue dans le rôle de la blonde sexy, toute en courbes et « sourires-dentifrice », Sigourney Weaver s’est visiblement beaucoup amusée à prendre de la distance avec son image d’actrice dramatique cérébrale. C’est évidemment un clin d’œil au personnage de Ripley dans ALIEN, rôle qui la fit connaître et qu’elle brocarde à nouveau dans la comédie PAUL.

Le regretté Alan Rickman interprète ici Alexander Dane, un acteur britannique, ex gloire du théâtre, dans le rôle du Professeur Lazarus, un scientifique extra-terrestre dont le sérieux n’est pas sans évoquer Spock dans STAR TREK. Bien connu pour ses personnages dans DIE HARD et HARRY POTTER, on a pu voir Alan Rickman dans Mr QUIGLEY, ROBIN DES BOIS PRINCE DES VOLEURS, RAISON ET SENTIMENTS, LE MAJORDOME ou UNE PROMESSE.

Tony Shalhoub, dans le rôle de Fred Kwan, le chef de la sécurité du vaisseau, est principalement connu pour son personnage de MONK à la télévision. On l’a vu au cinéma dans BARTON FINK des frères Coen et dans MEN IN BLACK.

GALAXY QUEST est aussi l’occasion de retrouver SamRockwell, vu dans MOON et IRON MAN 2. Enfin le film est la première apparition au cinéma de Justin Long, bien connu pour son apparition régulière dans les publicités Apple et vu depuis dans DIE HARD 4 ou JUSQU’EN ENFER de Sam Raimi.

 

POUR son mélange de comédie et d’aventure

Le ton parodique de GALAXY QUEST n’en fait pas un simple film « prétexte à rire ». L’humour est bien présent, c’est certain. C’est une comédie « référencée », certes, dont les allusions à la SF en général et aux séries de SF en particulier sont nombreuses.

Mais le film tire son humour de personnages et de situations à même de toucher tous les spectateurs. S’il contient des « private jokes » et autres clins d’œil, il s’adresse au plus grand nombre.

Enfin, la comédie n’empêche pas l’aventure : GALAXY QUEST est aussi un film de science-fiction, un véritable space-opera qui respecte tous les codes du genre tout en les soulignant avec le sourire.

Habile mélange entre pastiche, comédie d’action, science-fiction et aventure, GALAXY QUEST doit sa réussite grâce au sérieux et au respect avec lesquels il a été réalisé. Il offre ainsi un spectacle total, pouvant être interprété à plusieurs niveaux tout en divertissant le public.

 

GALAXY QUEST (1999) de Dean Parisot.
Avec Tim Allen, Sigourney Weaver, Alan Rickman, Tony Shalhoub, Sam Rockwell, Justin Long, Daryl Mitchell, Missi Pyle…
Scénario : David Howard et Robert Gordon, d’après une histoire de David Howard.
Musique : David Newman.

Crédits photos : © DreamWorks SKG / Gran Via Productions

 

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