L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE : 40ème anniversaire

C’est imparable. Demandez  aux fans de la saga STAR WARS quel est leur épisode préféré et il vous répondront L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE en grande majorité.

Alors que la « Saga Skywalker » est close, l’épisode V reste pour beaucoup de monde le meilleur chapitre de la plus célèbre guerre intergalactique du cinéma.

40 ans après sa sortie, L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE demeure une œuvre inégalée dans son genre.

Retour sur un film mythique…

 

AU TEMPS DE LA GUERRE DES ÉTOILES

En 1977, STAR WARS sort sur les écrans et devient un succès phénoménal et international. George Lucas ne s’y attendait pas. Si les fans du monde entier font de son film un évènement, l’un des premiers blockbusters du 7ème art, il va lui falloir se surpasser pour la suite des aventures de Luke Skywalker, la Princesse Leia et Han Solo.

Certes, lorsqu’il commença à rédiger la première mouture de la saga au début des années 70, Lucas avait établi les grandes lignes de ce qu’il présentait déjà comme une épopée en 9 épisodes. Mais au lendemain du triomphe de STAR WARS, comment dépasser le modèle ?

Dès la fin de l’année 1977, alors que LA GUERRE DES ÉTOILES est déjà un triomphe, Lucas écrit un premier jet de L’EMPIRE… Ayant placé le 1er film comme l’épisode IV d’une « trilogie centrale » au sein des 9 films prévus à l’origine, ce deuxième opus sera présenté comme l’épisode V.

Afin de rétablir ce qu’il avait prévu à l’origine, mais qui avait été abandonné dans le cas où le 1er film aurait été un échec, Lucas intègrera cette notion d’Épisode IV au début du générique de LA GUERRE DES ÉTOILES lors d’une ressortie du film entre 1977 et 1980.

 

Un long travail d’écriture
Leigh Brackett

Choisissant une tonalité plus sombre pour le différencier du 1er opus, Lucas fait retravailler son script par la romancière de science-fiction et scénariste Leigh Brackett (RIO BRAVO, HATARI!, LE PRIVÉ…).

Son travail ne satisfait pas Lucas mais Brackett décède en mars 1978 avant d’avoir pu retravailler sur le script. Le réalisateur / producteur se tourne alors vers Lawrence Kasdan, un jeune scénariste qui écrit déjà pour lui le récit des AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE.

Profondément marqué par sa mauvaise expérience en tant que réalisateur sur STAR WARS, Lucas préfère déléguer le poste à un autre cinéaste pour s’investir pleinement dans la production de L’EMPIRE…

Irvin Kershner, le producteur Gary Kurtz, George Lucas et Lawrence Kasdan

Il engage alors Irvin Kershner, l’un des intervenants au cours de ses études et réalisateur de L’HOMME À LA TÊTE FÊLÉE avec Sean Connery et LES YEUX DE LAURA MARS avec Faye Dunaway.

Lucas, Kasdan et Kershner vont se retrouver au cours de longues réunions d’écritures, Kershner gérant l’approche psychologique des personnages et Kasdan finalisant le script du film.

 

Scénario et nouveautés

Lucas a prévu de nombreuses surprises pour ce deuxième volet de la saga galactique. Loin du désert de Tatooine, la planète Hoth est couverte de neige et de glace quand Dagobah, le monde du maître Jedi Yoda, est marécageux et verdoyant alors que, sur la planète Bespin, la Cité des Nuages offre un cadre entre luxe et coursives mystérieuses…

L’EMPIRE… est aussi l’occasion d’introduire de nouveaux personnages comme Lando Calrissian, ex-contrebandier comme Han Solo et tricheur expert en jeux d’argent, devenu l’administrateur d’une exploitation minière. L’Empereur y fait également sa première apparition lors d’un échange avec Dark Vador, lourd de sens cachés…

De toutes les nouveautés du récit, l’introduction de Yoda, le maître Jedi sensé terminer la formation de Luke Skywalker sur Dagobah, est certainement la plus mémorable du film. Envisagé tout d’abord comme un mage géant, dans l’esprit du Gandalf du SEIGNEUR DES ANNEAUX, Yoda deviendra une sorte de gnome avant de prendre cet aspect que nous connaissons, entre singe et saurien.

Un long temps de recherche est octroyé pour ce personnage très important dans le récit, finalisé sous la forme d’une marionnette créée par la sculptrice Wendy Froud et peaufiné à l’extrême par les créatifs d’ILM, le studio d’effets spéciaux de George Lucas.  Le visage de Yoda sera une combinaison des propres traits du maquilleur Stuart Freeborn et de ceux d’Albert Einstein. Quant à son animation, elle sera confiée à Frank Oz, collaborateur de Jim Henson sur le MUPPET SHOW et, par la suite, réalisateur…

Devenu l’un des personnages cultes de la saga STAR WARS, le chasseur de primes Boba Fett, inspiré de « l’homme sans nom » incarné par Clint Eastwood dans les western spaghettis de Sergio Leone, fait son entrée, après une apparition dans un cartoon proposé au cours du fameux show tv STAR WARS HOLIDAY SPECIAL en 1978. Il va marquer les esprits au point de devenir l’un des caractères préférés des fans et d’attiser la convoitise des collectionneurs quant aux produits dérivés à son effigie !

Après le grave accident de voiture de Mark Hamill peu après le tournage de l’épisode IV, Lucas ajoute la scène où Luke Skywalker est attaqué par une créature géante sur Hoth, donnant une « explication » au public pour son apparence quelque peu différente.

La romance entre la Princesse Leia et Han Solo apporte au film une touche à la fois romantique et proche de la « screwball comedy » où 2 personnages, que tout oppose, sont irrésistiblement attirés l’un vers l’autre.

 

Tournage glacial et plateaux géants

Pour les séquences figurant la planète des glaces Hoth, lieu de la grande bataille entre l’Empire et la Rebellion au début du film, l’équipe de tournage et les acteurs principaux se déplacent en Norvège, dans un petit village proche d’un glacier.

La température, extrêmement glaciale, rend les conditions de tournages particulièrement difficile et occasionnent de nombreuses pannes techniques. Une tempête de neige empêche l’équipe de tournage de filmer en extérieur.

Afin d’alléger la situation et d’éviter des retards de production, Irvin Kershner choisit de tourner certaines scènes à l’arrière de l’hôtel où l’ensemble de l’équipe réside. Le matériel et les techniciens restent à l’abris tandis que Mark Hamill / Luke Skywalker est filmé s’élançant dans la neige !

De retour aux studios Elstree en Angleterre et malgré l’incendie survenue durant le tournage du SHINING de Stanley Kubrick, le tournage de L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE se poursuit sur d’immenses plateaux où sont créés, entre autres, les décors figurant Dagobah, la planète de Yoda et Cloud City, la cité des Nuages de Lando sur Bespin.

Afin de pouvoir animer le personnage de Yoda et donner la réplique à Luke / Mark Hamill, les décors de Dagobah sont surélevés : seul acteur « réel » pour ces séquences, Mark Hamill donne la réplique à R2-D2, dans lequel se cache Kenny Baker, et à Yoda, animé par Frank Oz et plusieurs techniciens, cachés sous le décor de la planète marécageuse !

Un X-Wing à taille réel est également construit. Mais lors de la scène où Yoda utilise la Force pour le sortir des marais, les ailes en bois de la maquette géante, alourdies par l’humidité, se brisent en deux ! Il faut interrompre le tournage et renforcer la structure du vaisseau par de l’acier…

 

scènes cruciales et secret bien gardé

Si L’EMPIRE… comporte de nombreuses séquences mémorables – la chasse dans le champ d’astéroïdes, la bataille sur Hoth, la rencontre entre Luke et Yoda… – 2 scènes vont rendre le film inoubliable par la pertinence et la force (sans mauvais jeu de mots) des dialogues.

Lors de la scène où Han Solo est plongé de force dans un bain de carbonite pour être livré au chasseur de primes Boba Fett, le scénario prévoyait un ultime échange entre le contrebandier et la Princesse Leia. Celle-ci devait lui lancer : « Je t’aime ! ». Et Solo devait lui répondre : « Moi aussi. »

Devant la conformité des dialogues, Irvin Kershner n’était pas satisfait. Avant de tourner la séquence, il en discuta avec Harrison Ford et, l’acteur partageant son avis, lui proposa d’improviser.

Au moment de retourner la scène, en réponse au « Je t’aime ! » de Leia / Carrie Fisher, Ford répliqua : « Je sais ». Plus conforme au personnage de « cow-boy galactique » et cynique de Han Solo, la réplique est aujourd’hui entrée dans la légende…

Autre grand moment de dialogue du film : l’affrontement final entre Luke Skywalker et Dark Vador… où ce dernier lui révèle être son père !

Seuls quelques personnes – dont Irvin Kershner et George Lucas – connaissaient cette cruciale information et tenaient à ce que le secret soit gardé le plus longtemps possible. Il fut donc choisit de mentir aux acteurs lors du tournage de la scène !

Sous le casque noir de Vador, David Prowse reçut le dialogue suivant : alors que Vador tente d’amener Luke vers le Côté Obscur, après un long et douloureux duel au sabre laser, il lui dit : « Obi-Wan a tué ton père ! ».

Prowse ayant un fort accent britannique et tirant sur les aigus, Lucas avait choisi de le faire vocalement doubler par l’acteur James Earl Jones, au timbre plus grave et puissant, depuis LA GUERRE DES ÉTOILES. Ce procédé fut donc repris pour L’EMPIRE… et son utilisation se révéla judicieuse pour éviter une importante fuite d’informations.

Ainsi, au cours de la post production du film, c’est James Earl Jones qui prononça la fameuse phrase : « Je suis ton père ! ». Mark Hamill et David Prowse apprirent cette révélation bien plus tard. Si le premier fut autant abasourdi que les futurs spectateurs, le second se vexa d’avoir été « trompé », jugeant que la réplique devait lui revenir.

 

ILM et les SFX

Créé 5 ans plus tôt par Lucas lors de la production de l’épisode IV, la société Industrial Light & Magic s’occupe une fois de plus des effets spéciaux de l’épisode 5. Si le précédent volet représentait le défi de la nouveauté, ce nouveau film est également un challenge pour ses effets bien plus nombreux et complexes.

Si une réplique du Faucon Millenium est construite à taille réelle dans les studios d’Elstree, plusieurs modèles réduits du vaisseau seront réalisés, entre autres pour la séquence de poursuites avec les chasseurs TIE dans le champ d’astéroïdes.

La bataille sur Hoth, un des temps forts du film, nécessita l’usage du « Go Motion » – l’animation en volume en VF – développée chez ILM par Phil Tippett. Inspirée de l’animation en « Stop Motion », magnifiée par des artistes comme Willis O’Brien (le KING KONG de 1933) ou Ray Harryhausen (JASON ET LES ARGONAUTES) et toujours utilisée aujourd’hui (WALLACE ET GROMIT, L’ÉTRANGE NOËL DE MONSIEUR JACK…).

Consistant à prendre une photo d’une scène fixe, de faire des changements sur cette même scène puis de prendre un nouveau cliché à chaque modification apportée, le « Go Motion » donne plus de crédibilité au résultat final en bougeant un peu les objets dans la direction vers laquelle ils sont sensés se déplacer, apportant une certaine fluidité à l’ensemble.

Autre prouesse technique  : la séquence de poursuite entre les  vaisseaux de l’Empire et le Faucon Millenium de Han Solo dans un champ d’astéroïdes. En partie, cette scène recourut pourtant au système D : pour les astéroïdes les plus éloignés de l’image, les techniciens d’ILM utilisèrent des pommes de terre et même des chaussures !

Toujours pour cette scène, lorsque le Faucon Millenium échappe de peu aux immenses mâchoires d’un ver géant caché dans un astéroïde, le monstre est une sorte de gant, simplement animé à la main par un marionnettiste tel un Muppet.

Pour la séquence où Han Solo est fait prisonnier dans un bloc de carbonite, seuls le visage et les mains d’Harrison Ford seront utilisés pour le moule, le reste du corps étant sculpté par les techniciens d’ILM.

 

BO, Bande son ET VF

La saga STAR WARS ne serait pas ce qu’elle est sans sa mythique bande originale. Pour L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE, le compositeur John Williams va poursuivre dans la voie épique de LA GUERRE DES ÉTOILES tout en affirmant sa propre signature.

Le compositeur John Williams

En effet, si la musique de l’épisode IV est inoubliable, Williams l’a créé en s’inspirant fortement d’œuvres du répertoire classique, comme le lui avait demandé George Lucas : Holst et ses « Planètes », Wagner et sa « Chevauchée des Walkyries », Prokofiev et son « Pierre et le loup »…

Pour l’épisode V, le compositeur va se démarquer et créer un sublime parcours entre romantisme, merveilleux et sonorités martiales.

Un thème spécifique sera créé pour Han et Leia, pour l’arrivée de Yoda et pour l’Empire. Ce dernier s’imposera rapidement comme l’un des titres les plus célèbres de toute la saga, illustrant le côté obscur et, plus précisément, le personnage de Dark Vador.

Responsable de la bande son et des effets sonores de l’épisode IV, Ben Burtt reprend son activité de designer sonore pour L’EMPIRE… Toujours à l’aide d’une banque sonore personnelle, de ses tables de mixage et de sa propre voix – il est à l’origine des sons de R2D2 – Burtt fait encore des merveilles en rendant inoubliables les bruits des Quadripodes au cours de la bataille sur Hoth où les bruitages glaçants lors de la plongée de Han Solo dans la carbonite.

Ben Burtt

Dans un tout autre genre, le doublage en version française de L’EMPIRE… connaît lui aussi une évolution. Pour LA GUERRE DES ÉTOILES en 1977, la version française du film avait été attribuée à la Société Nouvelle de Doublage sous la direction du scénariste et metteur-en-scène de théâtre Éric Kahane.

Ce dernier avait pris beaucoup de liberté en « réadaptant » les noms des personnages, avec parfois de curieux résultats. Si Yan Solo à la place de Han Solo avait été effectué pour éviter une confusion avec le prénom Anne ou bien encore Z6PO à la place de C3PO pour se rapprocher de la sonorité anglaise et de la prononciation du nom du droïde, le choix de Chiquetaba à la place de Chewbacca (traduction littérale du nom du célèbre Wookie) prête à sourire aujourd’hui.

Georges Aminel, voix française de Dark Vador…

Pour L’EMPIRE…, la VF sera à nouveau confiée à la SND mais sous la direction de Michel Gast et Christian Dura, plus respectueux de la VO. Seul le personnage de Darth Vader gardera au fil des années son nom « francisé » Dark Vador, lui ôtant la connotation de « père sombre » qu’évoque son nom en version originale.

 

Sortie, réception, impact et Réédition

Pour la sortie américaine du film, George Lucas souhaite se rapprocher de la date de sortie de l’épisode IV. L’EMPIRE… est ainsi distribué en salles le 21 mai 1980. Mais sa réception critique est plutôt mitigée. Si certaines critiques jugent le film supérieur au précédent épisode, en particulier pour ses effets spéciaux, d’autres reconnaissent s’être ennuyé !

En France, c’est une toute autre réception qui attend l’épisode IV, sorti fin août 1980 : le film connaît un excellent accueil général par une presse emballée dans son ensemble.

À la fin de l’année 1980, L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE se hisse à la première place du box-office internationale, en tête des sorties américaines et à la seconde place en France.

En 1981, le film récoltera 2 Oscars pour le son et les effets spéciaux, puis d’autres récompenses aux Grammy Awards, BAFTA et Saturn Awards

Au cours des années, la presse américaine va réviser sa copie, reconnaissant les grandes qualités de L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE, tant visuelles que scénaristiques. 40 ans après sa sortie, le film est généralement considéré comme le meilleur de la saga Star Wars.

L’élément qui va grandement marquer le public, professionnel ou non, est bien entendu la révélation de Vador à Luke. Lors de la diffusion du film en 1980, ce moment clé sème la stupéfaction… et le doute chez de nombreux spectateurs, avant la conclusion de la trilogie 3 ans plus tard.

Devenue l’une des plus célèbres séquences du 7ème art, cette scène sera souvent reprise dans d’autres films, détournée et parodiée dans des productions aussi variées que LA FOLLE HISTOIRE DE L’ESPACE en 1987, TOY STORY 2 en 1999, LE RÈGNE DU FEU en 2002 ou MAIS QUI A TUÉ PAMELA ROSE ? en 2003.

À la sortie de L’EMPIRE…, une adaptation sous forme de comics est proposée chez Marvel. Le roman tiré du film est écrit par le scénariste Donald F. Glut. Quant aux produits dérivés, la société Kenner propose à nouveau, 3 ans après l’épisode IV, une gamme de jouets avec une trentaine de nouvelles figurines, des vaisseaux, etc…

En 1982, une version radiophonique sera créée aux États-Unis avec, au casting, quelques acteurs d’origine comme Mark Hamill et Anthony Daniels.

L’adaptation du film en comics chez Marvel…

En 1997, à l’occasion du 20ème anniversaire de LA GUERRE DES ÉTOILES, George Lucas propose une édition spéciale des épisodes IV, V et VI de la saga. Adaptant la trilogie aux nouvelles conditions de son et d’image, cette réédition est aussi l’occasion de peaufiner les effets spéciaux réalisés à l’époque des films et de préparer une nouvelle génération de spectateurs avant l’arrivée d’une nouvelle trilogie 2 ans plus tard.

Ce « reconditionnement » des films d’origine va provoquer la colère des fans de la première heure, s’indignant que Lucas les « trahissent » en modifiant intégralement le sens de certaines scènes – comme l’affrontement entre Han Solo et Greedo dans l’épisode IV, par exemple… – ou en intégrant de nouvelles séquences.

Ian McDiarmid (à droite), interpète du sénateur puis de l’Empereur Palpatine dans la saga, reprend son rôle fétiche pour la réédition de l’épisode V…

Pour L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE, les changements de cette « édition spéciale » seront plus légers que ceux de LA GUERRE DES ÉTOILES : quelques plans ajoutés lors de l’attaque du Wampa contre Luke, des retouches et améliorations visuelles pour la bataille de Hoth, la refonte de la scène entre Vador et l’Empereur, quelques séquences ajoutées et la modification de certaines scènes sur la Cité des Nuages, permettant de mieux saisir l’ampleur de la ville et d’enlever cet aspect réducteur que regrettaient Kershner et Lucas à la sortie du film en 1980.

Au final, ces quelques modifications seront plutôt bénéfiques au film, à mon humble avis, sans engendrer la même gêne occasionnée par l’édition spéciale de l’épisode IV.

Cloud City et ses baies vitrées dans l’édition spéciale…

40 ans après sa sortie, L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE demeure, je pense, le meilleur chapitre de ce que l’on nomme maintenant la « Saga Skywalker », comprenant 9 films sur 3 trilogies. Si LA GUERRE DES ÉTOILES – ou STAR WARS : ÉPISODE 4 – UN NOUVEL ESPOIR pour faire plaisir aux plus jeunes – demeure l’opus incontournable, celui par lequel tout a commencé, cet épisode V reste le film le plus abouti, tant au niveau du récit que du traitement visuel et musical.

L’EMPIRE… est probablement l’épisode le plus dramatique (avec l’épisode III sans doute pour ce qui est du drame) et le plus proche d’une tragédie shakespearienne. Les personnes des deux côtés de la Force prennent plus de profondeur. Et au delà de l’épopée spectaculaire, les (més)aventures des différents protagonistes nous rapprochent d’une quête initiatique et intimiste.

L’épisode V est une preuve qu’une suite cinématographique peut-être supérieure à son modèle. Et que ce mélange de science-fiction, de conte et de chevalerie nous emmènera toujours vers une galaxie très lointaine, il y a bien longtemps…

 

L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE (1980) d’Irvin Kershner.
Avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Billy Dee Williams, David Prowse, Anthony Daniels, Kenny Baker, Alec Guinness, Frank Oz…
Scénario : Leigh Brackett, Lawrence Kasdan et George Lucas.
Musique : John Williams.

Crédits photos : © Lucasfilm / Disney Pictures / 20th Century Fox

Retrouvez l’article du blog CINÉ CONCERT L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE

 

Bonus

L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE en affiches et autour du monde…

 

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