Confidences et confinement #2

Nouvelles confidences et nouveau retour vers le passé, quand un être maléfique au visage gris / bleu voulait dominer le monde. Mouahah ah ah ah ah ah (rire diabolique et caverneux)…

 

FANTÔMAS EN DOUBLE SÉANCE

Dans les années 70, il n’y avait que 3 chaînes de télévision dans notre belle contrée du bonheur. Pas de Canal +. Encore moins de Netflix et autres chaînes thématiques de la fibre…

L’un des avantages d’habiter le Nord de la France – si si si, il y en a ! – était la proximité avec la Belgique. Ça l’est toujours d’ailleurs. Outre les indéniables plaisirs culinaires qu’offre le Plat Pays, tout comme ses nombreuses bières trappistes, vivre près de la Belgique permettait de voir, dans certaines zones, les programmes de la RTBF.

C’est toujours possible en 2020. Mais les nouvelles technologies ont un peu compliqué la chose…

Quand Fantômas lit la presse, il aime être en 1ère page !

Or, donc, en plus des 3 chaînes de télé, nous pouvions regarder les programmes belges sans problèmes et accéder aux diffusions de films dont était friande la RTBF. Une vraie chaîne cinéphile portée par son journaliste le plus représentatif, Selim Sasson, et sa fabuleuse émission LE CARROUSEL AUX IMAGES qui nous offrait des extraits des nouveautés dépassants souvent les 10 minutes ! Mais cela est une autre histoire…

Dans les années 70, lorsqu’un film était diffusé sur TF1 le dimanche soir, il était proposé la veille, le samedi soir donc, sur la RTBF ! Soit une double dose de cinéma à domicile et la chance de voir un film en entier sans la crainte de devoir aller se coucher plus tôt pour cause de retour à l’école le lendemain matin.

Le Commissaire Juve et son ingénieuse 3ème main…

C’est dans ces petits moments de plaisir que j’ai fait la connaissance de Fantômas. Pas le héros sombre des romans de Souvestre et Allain mais, comme pour beaucoup d’entre vous j’imagine, l’inquiétant méchant à peau de requin poursuivi par Louis de Funès et Jean Marais sur la musique de Michel Magne.

Ce mélange de gags, d’aventures et de « peur » pour le petit garçon impressionnable que j’étais alors, est l’une des plus marquantes madeleines de ces temps d’insouciance. Car, ne vous méprenez pas : si le commissaire Juve me faisait rire avec ses bévues, Fantômas me terrorisait réellement !

À l’heure où la plupart des mômes d’aujourd’hui ont accès à toute la violence et la connerie crasse du monde d’un simple clic, cela doit vous sembler bien futile. Mais en ces temps préhistoriques, ça n’était pas rien !

Le diabolique Fantômas parvenait toujours à s’enfuir dans un rire glaçant…

Le mélange de péripéties rocambolesques, saupoudré de décors et de gadgets à la James Bond – une des volonté des producteurs apparemment… – reste typiquement ancré dans les «insouciantes» années 60. Et dans ma mémoire de movie freak.

Cette « double séance » de FANTÔMAS – mais aussi de grands classiques comme LE CASSE, LES 7 MERCENAIRES, MÉLODIE EN SOU-SOL, LA CANNONIÈRE DU YANG-TSÉ, LES AVENTURIERS ou UN SINGE EN HIVER – était un cadeau de Noël avant l’heure pour l’enfant que j’étais.

La trilogie des Fantômas, comme tous ces beaux films, ont leurs places dans ma dvdthèque. Mais encore aujourd’hui, je ne manque pas une de leurs rediffusions télé !

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